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lundi 6 avril 2015

Neuf gagues et ses mémés






Vous en avez entendu parler maintes et maintes fois sans vraiment y faire attention, vous avez vu passer des posts à son propos sur Facebook, vous en avez eu marre de ne pas comprendre certaines blagues que vous rabâchait votre entourage, et ça y'est, vous voilà pour la première fois sur 9gag.
Tel un Indiana Jones d'Internet, vous tentez de vous frayez un chemin dans la jungle 9gagienne, et essayez tant bien que mal de déchiffrer le dialecte local. Laissez-moi vous aider (Ah oui, je ne vous ai pas encore prévenu, c'est un site au contenu exclusivement anglais. Non non, ne partez pas, vous apprendrez un peu de vocabulaire, et puis ça vous fera une excuse pour procrastiner ! "Non non, là je bosse mon anglais tu vois !").


Vous ne comprenez rien à l'humour de 9gag ? Heureusement, il existe une profusion de posts pour vous, et il y en a pour tous les goûts : des petits chatons (voir la rubrique "Cute"), des seins (voir la rubrique "NSFW"), des "comment-devenir-diabétique" (voir la rubrique "Food"), etc etc.



Une fois passé toutes ces bouses choses, vous voilà dans le vrai 9gag ! (Au fait, qu'on se mette d'accord, c'est "Naïne gague", et non pas "neuf gague", oui oui, je vous ai entendu !). C'est dans ces tréfonds d'Internet que se fait et se défait l'humour geek.
Alors, bien sûr, j'entends d'ici les rageux outragés scander "maiiiiis 9gag  c'est qu'une copie de 4chan".
Chut !

Comment parler de 9gag  sans parler des memes ? (Attention, ça ne se prononce pas "mémé" mais "maime")
Un meme, c'est un élément repris et décliné en masse sur Internet, en gros une photo ou un dessin accompagné ou non de quelques mots. Il en existe vraiment énormément, donc je ne vais vous parler que de certains d'entre eux. 

A commencer évidemment par le célèbre "Bitch please", qui a inspiré le nom de ce blog.  Il est difficile de donner une définition claire et précise de ce meme. Il s'agit, en gros, d'une attitude de dédain, de mépris. Ce meme provient d'une photo du basketteur Yao Ming prise lors d'une conférence après un match en 2009, mais a commencé à être utilisé en 2010. Après un pic de popularité en 2013, il est lentement en train de sombrer dans les limbes... 
Sauvons le "Bitch please" !



Je vous présente ensuite Monsieur Trololo, de son vrai nom Edouard Khil, qui nous a malheureusement quitté en 2012. D'après le Washington Post, la chanson qu'il interprète dans la vidéo ayant donné naissance au meme devait relater l'histoire d'un cow-boy qui rentre chez lui à cheval. Cependant, la chanson a été censurée par l'Union Soviétique, et il a donc du la chanter sans paroles. Cette chanson est ensuite devenu l'hymne des trolls en tous genres. 

Vient ensuite Bad Luck Brian, qui est un meme mettant en scène un adolescent prépubère au physique plus qu'ingrat (roux, des boutons, toussa toussa) qui se trouve être la personne la plus malchanceuse au monde. 



Et pour finir cette petite liste d'exemples, un meme issu d'un classique de la culture geek, j'ai nommé "Le seigneur des anneaux" ! Accueillons tout de suite Sean Bean et son fameux "One does not simply" ! Dans la version originale, c'est en Mordor qu'on n'entre pas si facilement, mais sur Internet, tout peut arriver !


boromir_gandalf
 

Il semblerait que comme beaucoup de choses, 9gag, c'était mieux avant.
 Avant, genre en 2008 quoi, il y a super longtemps, quand le site a été créé. A l'époque, il était peuplé presque exclusivement de jeunes puristes. Mais maintenant, le casu, cette plaie qui envahit tout, s'est installé sur 9gag. Certains affirmeront que ce désastre est arrivé lorsque ce cher Facebook a décidé de s'inviter, mais personne ne le saura jamais.
I used 9gag before it was cool.
Vous vous demandez encore à quoi sert 9gag ?
Avant vous lisiez tout ce qui vous tombait sous la main quand vous trôniez sur vos toilettes, maintenant, 9gag est là !

Bonne route !

Why so Serious ?

9GAG

jeudi 17 octobre 2013

"Hé mademoiselle, t'es bonne ! On se fait un callof ?"



Et ça y est. Sous prétexte d'avoir été fournie avec un vagin à la naissance, elle va venir nous gonfler avec ses théories féministes à deux balles...

Hop hop hop ! Attendez un peu avant d'aller reprendre une activité normale, vous pourriez être surpris.

Je ne vais pas parler des personnages féminins présents dans les jeux vidéos, d'autres l'ont déjà fait, mais de la place de la gent féminine dans la communauté vidéo-ludique (en m'efforçant de rester objective !), car oui, l'industrie du jeu vidéo s'adresse essentiellement aux hommes, oui les personnages féminins sont souvent peu importants et dénués d'intelligence, mais je trouve plus intéressant de montrer que malgré ça, des filles s'immiscent dans le cercle de moins en moins fermé du jeu vidéo. Les gens ont tendance à penser qu'elles y sont mal accueillies, mais est-ce une réalité ? 





Le sexisme chez les gamers existe-t-il réellement ?

Oui et non. On comprend qu'après avoir rencontré certaines filles qui ne se servent des jeux vidéos que pour chauffer tout individu mâle ayant le malheur d'entrer en contact avec elles, ces pauvres chéris se forgent une image déformée de la gameuse. Habituée à avoir une tripotée d'admirateurs prêts à palier à ses moindres désirs, ce stéréotype de gameuse-garce profite allégrement de son super-pouvoir : le pouvoir de la fille qui joue aux jeux vidéos. Et là, on parle pas de Candy Crush ou Alexandra Ledermann. Sans parler de celles qui proposent des strip-teases ou qui vont jusqu'à coucher contre du matos et des pièces d'or ...
Quand la gameuse normale arrive ensuite, elle se voit gratifiée des plus agréables compliments qui soient du type "T'es bonne". A elle d'expliquer calmement à cette bande d'énergumènes perdus qu'elle est autre chose qu'une paire de seins, manette de Xbox dans les mains ou pas.
Une fois ces bonnes bases posés, et quelques headshots de ci de là, on les entend beaucoup moins, et ils finissent même pas en oublier que vous êtes une fille. C'est gagné. Ils acceptent alors de jouer avec vous, sans vous inonder de sous-entendus (plus ou moins) subtils à chaque phrase, et vous gratifient même parfois, summum de la réussite, du sobriquet "mec" ou "mon gars".      
Cependant, malgré tous les efforts possibles des gameuses normales, il restera toujours ces joueurs puceaux et immatures qui ont forgé la réputation sexiste des gamers, et qui ne cessent de démontrer que leur capacité à être lourds est sans limite.




Les filles sont-elles plus nulles que les mecs ?

C'est en tout cas ce que pensent certains développeurs, notamment ceux de Bordelands, qui ont créé un mode qui, puisqu'il facilite énormément le jeu, a été nommé "girlfriend mode", le mode de la petite amie.
Eh oui ! Pour la communauté ludique, une fois sorties des jeux pour filles dont le but est de créer des vêtements ou de coiffer son avatar, les geekettes sont totalement dépourvues de skill. Et puis, on connait tous l'insulte suprême du "tu joues comme une fille". 
Rien de plus jouissif donc que de montrer à ces gros machos qu'on sait aussi s'y prendre, même si c'est avec un sniper, une M16 ou un DMR, et certaines se font également une place parmi les streameurs.  
Si la société a tendance à penser que les filles sont nulles aux jeux vidéos, c'est également parce qu'elles sont très peu nombreuses dans le domaine professionnel vidéo-ludique. La principale cause ? Les filles sont découragées dès le plus jeune âge par leurs camarades et leurs enseignants, qui leur démontrent, plus ou moins consciemment que c'est un milieu très masculin, et donc elles n'osent pas postuler aux postes qui les intéressent. Cercle vicieux.



Alors merde.


lundi 5 août 2013

Le gras c'est la vie



On le sait, on l'a dit, le geek aime manger rapide, bon, et donc souvent pas très diététique.

Alors, si vous avez un geek dans votre entourage, voilà un petit mode d'emploi pour lui préparer des choses qu'il pourrait apprécier.
Et si vous êtes vous même un geek, voilà également quelques astuces pour cuisiner de bonnes choses sans perdre de temps (car le temps, c'est de l'xp, des pièces d'or, et du matos à looter).



Pour le petit déjeuner, je vous propose de venir faire un tour à Winterfell. Au menu :  "Les servantes entraient, apportant de la cuisine un déjeuner beaucoup plus copieux que requis : pain chaud, beurre, miel, confiture de mûres, lard fumé, oeuf à la coque, fromage, thé à la menthe."

Pour le second petit déjeuner, des gaufres revisitées, accompagnées de jus de pancakes.  

Pour la collation de 11h, je vous propose des cupcakes, que l'on voit fleurir sur Internet, plus geeks les uns que les autres : Minecraft, Pokémon, Star Wars, etc etc. Si vous préférez grignoter salé, voilà une machine qui vous simplifiera la vie : l'American Breakfast Sandwich Maker !  

Pour le déjeuner, des BlamCo Mac et Fromage, tout droit sortis de l'univers futuriste de Fallout 3. Une manière de revisiter les macaronis. 

Et voilà pour le thé, à ne pas déguster dans n'importe quelle tasse !

Pour le souper, un bon burger, mais sans s'arrêter de jouer (et puis quoi encore ?!) accompagné de chips Pepsi-Poulet. Et pour le dessert (oui, parce qu'aujourd'hui, y'a du dessert !) : un bon gâteau. Avec les émissions de cuisine en tous genres qui peuplent nos télés, les pâtissiers en herbe foisonnent, et c'est la grande mode des grands gâteaux décorés, et bien sûr, des gâteaux geeks ont vu le jour.



Et pour les casse-croûtes à toute heure du jour et de la nuit, rien de tel qu'un peu de Lembas. Ou un bon sandwich. Suivis d'une petite sucrerie.

Et puis bon, si il faut VRAIMENT manger des légumes, autant trouver des petites astuces pour les faire passer.

Bon appétit :D



mardi 30 juillet 2013

Un jour je serais...





On commence par faire un tour ici. Oui oui, cliquez.
Vous sentez votre enfance revenir au grand galop ? Votre cœur battre un peu plus fort aux premières notes ? Vous entonnez le refrain à tue-tête ? Parfait. On peut y aller.



Aaaaah ! Pokémon !
Souvenez-vous, fin des années 90. Vous attendiez avec impatience que le télé-shopping soit fini le matin sur TF1 pour pouvoir voir Sacha poutrer encore et encore tous les dresseurs qu'il croisait.
Vous avez cassé les pieds de vos parents jusqu'à ce qu'ils vous achètent votre première Game Boy avec votre cartouche Jaune, Bleu ou Rouge. Et vos paquets de cartes. (Y'en avait même qui brillaient !) Personne savait y jouer, mais c'était cool quand même. 
Vous êtes allés voir les films au cinéma, au grand désespoir de vos parents, qui s'endormaient au bout de 5 minutes.
Vous savez que Pokémon vient de la contraction de Poketto Monsutā, c'est-à-dire les "Monstres de poche". Non ? Bon bah, maintenant vous savez. 
Vous avez commencé à rejeter les Pokémons de la deuxième version, et crié au scandale pour les générations suivantes. (Sinon, vous êtes trop jeunes. Vous avez pas des devoirs à faire ?)
Vous avez voulu enfourcher votre bicyclette dans les endroits les plus improbables. 
Vous savez avec certitude quel Pokémon est le plus fort.
Vous avez connu votre première crise existentielle quand le Professeur Chen vous a demandé de choisir votre starter. Et quand vous avez commencé à avoir plus de 6 Pokémons, et qu'il fallait les choisir.

Vous avez parlé en boucle avec l'infirmière Joëlle parce que vous étiez trop pressé.
Vous avez pleuré de frustration quand on vous a effacé votre partie pour la première fois.
Vous vous êtes déjà demandé ce que donneraient des Pokémons dessinés par Tim Burton.
Vous avez donné des noms ridicules à votre rival (ou même à vos Pokémons !)
Vous auriez vendu votre petit frère pour obtenir ça, ça et même ça. 



Et comme Pokémon est une marque qui marche, on retrouve les Pokémons un peu partout : dans la danse, dans nos assiettes, dans nos pratiques sexuelles, dans nos gestes les plus symboliques, et ils n'ont pas non plus échappé à la memification (oui oui, l'action de devenir un meme), avec notamment le phénomène "Gotta Cage 'em All".




Pooooooooookéééééémmmmoooon ! Attrapez-les tous ! Attrapez-les toOoOoOoooOus ! POKEMON !

jeudi 25 juillet 2013

Toujours plus gras, toujours plus gros, toujours plus porc !


On le sait, le geek mange mal, et pour certains en quantité. Bah oui, pas le temps de faire mijoter un bon petit plat pendant des plombes et laisser ainsi tomber sa team.
Le Mcdo, c'est parfait. C'est bon, c'est gras, ça ne pourrit pas (parce que bon, faire le ménage, ça prend du temps aussi), ça se mange facilement, même pas besoin de fourchette, et il remplit même nos placards ! En plus (attention aux crises de nerfs/jalousie) : ils LIVRENT A DOMICILE en Chine. Oui oui.
De toutes façons, tous les pays ne sont pas à égalité avec Mcdo. Prenez les burgers par exemple.
Au Japon, il se font bien plaisir avec ça :

Le Carbonara Chicken

 Par contre en Allemagne, ils se tapent ça :


C'est de la discrimination, tout simplement ! Quelle ne fut pas ma déception de constater que le Croque Mcdo n'existait pas en Chine ! C'est une honte, un scandale ! Au bûcher, hérétiques ! Hum... Bref !

Bon, pour la petite histoire, l'entreprise McDonald's a été fondée par Ray Kroc en 1952 après qu'il ait racheté une petite chaîne de hamburgers appartenant à Richard et Maurice McDonald (ça fait rêver !).

Au boulot, devant sa console ou son PC, dans sa voiture, ou dans le restaurant-même, le Mcdo se déguste partout. 
Empiffrez-vous, donc, car malgré des scandales et procès en tous genres, Mcdo se porte à peu près bien et combat la crise, et à défaut d'augmenter ses employés, il leur apprend à gérer leur budget ! 

Et pour ceux qui complexent sur leur petit bidou, voilà une méthode pour geeks pour perdre du poids. Vous aussi, hackez votre corps !


A taaaaaable ! 



mercredi 17 juillet 2013

Zombie, or not zombie ?





Si aujourd'hui le mort-vivant et le zombie sont synonymes, à l'origine ce sont deux créatures bien distinctes : le mort-vivant étant tout simplement un mort revenant à la vie pour des raisons inexpliquées, tandis que le zombie est issu du vaudou haïtien. Le revenant est alors réanimé et sous le contrôle d’un sorcier. Le zombie est apparu dans la culture américaine lors de l’occupation de Haïti par les Etats-Unis de 1915 à 1934. 

Pas toujours évident, de faire la différence entre un mort(-vivant) et un vivant. Même les médecins s'y perdent ! Que ce soit en Russie, au Brésil, en Afrique du Sud, ou même en France, à Bordeaux ou dans les Hauts-de-Seine.Un peu flippant tout de même !



On retrouve bien évidemment les zombies un peu partout. Tout d'abord dans les jeux vidéo, avec Dead Island, Resident Evil ou Left 4 Dead par exemple, mais il y en a aussi pour nos amis (hum) casual avec Plants Vs Zombies, où le principe est de planter des plantes dans votre jardin pour qu'elle bloquent les zombies qui veulent rentrer dans votre maison... (On a jamais dit que c'était intelligent comme concept !)
La sphère littéraire ne fait pas exception et on y retrouve nos morts-vivants, que ce soit dans les romans, les BDs ou les comics. 
Quant au cinéma, le zombie a depuis longtemps envahi nos écrans, mais auparavant réservé à un public restreint amateur de films d'horreur, avec notamment les films de George Romero, malgré le clip de Thriller de Michael Jackson, qui a révolutionné le genre, il se propage aujourd'hui sur un marché plus mainstream, avec en ce moment World War Z ou la série Walking Dead. Alors va-t-on voir naître le zombie aseptisé, un peu beau gosse, dont tombe amoureuse une humaine ? [edit : il parait que ça existe déjà en fait. Je savais pas que le monde allait si mal... :p] Croisons les doigts pour que Stephenie Meyer s'en tienne aux vampires... ;)



Nos amis geeks ayant conservé leur âme d'enfant, des évènements ont vus le jour un peu partout en France : les Zombie Walks, les marches de Zombies donc. Le principe ? Se déguiser en zombie et défiler, ce qui en dérange certains. Si la plupart du temps ces défilés n'ont d'autre but que de s'amuser un peu, certains ont adopté une visée contestataire et politique.

L'engouement de la société pour les zombies est bien entendu devenu sujet à débats et a été interprété de différentes manières par journalistes, psychologues et hommes politiques. En vrac, le mort-vivant a d'abord été le symbole de la critique de la société de consommation, du capitalisme, du racisme. Après avoir évolué, il représente à présent les angoisses de la société : la peur de la mort, de la contagion, symbole du pessimisme ambiant dans lequel nous vivons (apparemment).
 


Cet afflux de zombie dans la culture provoque de nouvelles angoisses, et on crie au zombie un peu vite. Aux États-Unis, après une série de faits-divers, une scène de cannibalisme à Miami , probablement due à la prise de drogues de l'agresseur, une affaire de démembrement au Canada et un homme qui dévore le cœur de son colocataire à Baltimore, la très sérieuse agence fédérale américaine Center for Disease Control and Prevention (CDC) a du faire une annonce publique démentant l'existence d'un début d'épidémie zombie...

 En attendant de voir si on va effectivement avoir le droit ou non à une épidémie zombie, entrainez-vous et préparez-vous !



mercredi 10 juillet 2013

Le voyage dans le temps

L'un des thèmes récurrents de l'univers geek, que ce soit dans la littérature, la BD, les jeux vidéo ou les films, est le voyage dans le temps.
C'est un thème qui a depuis très longtemps fasciné l'Homme, condamné à mort par le temps.
La première trace de voyage dans le temps dans la culture humaine est celle de voyages dans le passé dont Merlin l'Enchanteur faisait l'expérience, puisque les celtes croyaient en la possibilité de voyager dans le temps et dans un monde parallèle, à partir des tombes, des tertres ou de certains lieux.


Notre façon de conceptualiser le temps comme un phénomène linéaire composé de trois phases (passé, présent, futur) est assez récente. Dans le passé, les Hommes considéraient le temps à l'échelle d'une vie humaine ou d'une ou deux générations, et considéraient donc le temps comme un phénomène cyclique, qui se répète à l'infini. Dans ces cas-là, le voyage dans le temps apparaît comme peu utile. 
C'est vers la Renaissance que l'on va commencer à s'intéresser aux voyages dans le temps, notamment en littérature, puisque cela constitue un excellent procédé narratif, qui permet au lecteur de s'identifier au héros qui découvre les choses en même temps que lui. C'est l'ère du roman d'anticipation, l'ancêtre du roman de science-fiction qui n’apparaitra qu'en 1925. 
On compte un grand nombre de romans d'anticipation célèbres. C'est de certaines des œuvres de Jules Verne, Le Meilleur des Mondes de Huxley ou encore 1984 d'Orwell. 



Je ne vais pas me lancer dans des explications scientifiques sur la possibilité ou non du voyage dans le temps, tout d'abord parce que ce serait long et ennuyeux et d'autre part parce que je n'en ai pas les connaissances nécessaires. 
Je préfère vous parler d'un sujet qui a mon avis est plus accessible et plus intéressant : les conséquences qu'induiraient des voyages dans le temps et les paradoxes temporels. 
Les raisonnements à ce sujet se basent sur le principe de causalité. Tout événement est la conséquence d'une cause passée. Par exemple, dans le film Looper, les membres de la mafia torturent la version du présent de la personne pour attraper sa version du futur arrivée par erreur dans le présent. Ils lui gravent des messages sur le bras par exemple qui arrivent sur le corps du personnage du futur sous la forme de cicatrice.
L'existence de voyages dans le temps pourraient induire deux paradoxes temporels, qui donc violeraient ce principe : 
- le paradoxe du grand-père (oui oui, je vous assure ^^) : c'est le fait qu'un élément se retrouve sans cause à la suite d'une modification dans le passé. Vous ne voyez pas ? Prenons un exemple concret : si une personne va dans le passé et tue l'un de ses parents (son grand-père par exemple ;) ) avant sa propre naissance, eh bien, il est censé ne plus exister, puisqu'il ne naitra jamais. Qu'advient-il alors de lui, dans l'époque passée qu'il a modifiée, et dans son époque à lui à son retour (si retour il y a) ?
- le paradoxe de l'écrivain : dans ce cas-ci, l'élément est sa propre cause. Prenons l'exemple d'un artiste (à tout hasard, un écrivain) qui s'expédie dans le passé pour donner une de ses œuvres à son double plus jeune, qui n'aura qu'à recopier l’œuvre. Quand donc l’œuvre a-t-elle été créée ? 


Heureusement, les écrivains, les cinéastes et leurs confrères réussissent toujours à trouver des parades à ces paradoxes, que ce soit par des raisonnements scientifiques plus ou moins exacts ou par des licences poétiques, mais d'une manière générale, la modification d'un élément dans le passé lors d'un voyage temporel est considéré comme hasardeux et dangereux, que ce soit dans Retour vers le Futur, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban ou La Planète des Singes. Des éléments qui paraissent presque anodins une fois modifiées peuvent avoir des conséquences énormes par la suite : c'est l'effet papillon. 



Il nous est arrivé à tous de nous dire "et si j'avais fait autrement ?". Nos vies pourraient toutes être très différentes de ce qu'elles sont actuellement si nous avions fait des choix différents, à certains moments décisifs. Le film Mr Nobody illustre ce questionnement, humain après tout, puisqu'il est la conséquence de notre capacité à choisir.


Tu veux ma photo, banane ?!



lundi 8 juillet 2013

Le côté geek de la Chine





Un petit cyber chinois


Mon semestre en Chine arrivant à son terme, je me devais de dédier un article à ce pays, et plus particulièrement à son côté geek.
            La première chose qui vient à l’esprit quand on parle de la Chine, c’est censure, censure, censure. Alors oui, la censure est une réalité en Chine, mais il existe de nombreux moyens, que les Chinois connaissent, pour la contourner.
            



            La Chine possède un nombre considérables d’utilisateurs d’Internet (bien que cela ne représente qu’environ 30% de sa population totale), ce qui pose quelques problèmes. Les réseaux sont surchargés, donc les connexions sont lentes et capricieuses (ce qui m’a valu de bonnes séances de rage !), mais bon, on se console en se disant que AU MOINS on a Internet ! (Manquerait plus que ça… Déjà qu’il n’y a pas de fromage ici…. :D)
            Bref, quand on arrive à aller sur Internet pour la première fois, on constate que Facebook, Youtube et autres joies occidentales sont inaccessibles. Même les photos de 9gag ne chargent pas, à mon grand désespoir ! Il s’agit alors de trouver un bon proxy. Pour Windows, il est assez facile de trouver des proxys gratuits et assez efficaces. Dans mon cas, j’utilise Freegate, et même si il plante tout le temps, il me permet d’aller sur les sites bloqués.  Pour Mac, c’est apparemment très compliqué, donc tout simplement, n’achetez-en pas :D Et ne vous inquiétez pas pour les pauvres Chinois privés de la joie de poster leur dernier repas sur Facebook ou de regarder une énième vidéo de chat sur Youtube, ils possèdent leurs équivalents chinois !! Renren pour Facebook, Youku et Tudou (= Patate :D) pour Youtube, et même Weibo pour Twitter !


            La censure chinoise ne s’arrête hélas pas à Internet, puisque l’industrie vidéo ludique en est également victime. D’une part, depuis 2000, pour « sauver l’âme des jeunes Chinois », la vente des consoles de jeux est interdite en Chine. Heureusement pour les gamers chinois, un marché noir existe et est peu combattu par le gouvernement, et des contrefaçons chinoises de consoles sont, elles, autorisées.
            On en arrive enfin aux censures des jeux vidéo en eux-mêmes. Il faut savoir que la plupart des jeux vidéo, à l’instar des consoles, sont interdits à la vente, mais de la même façon, il existe un marché noir. Concernant les jeux en ligne, le gouvernement chinois impose encore et toujours ses propres règles, parfois pour des raisons assez nébuleuses. Par exemple, dans Wow, le gouvernement veut ajouter de la peau sur les squelettes. Pourquoi ? Mystère ! C’est toute une communauté qui s’interroge sur Internet mais personne n’obtient de réelle réponse. La vue d’os entrainerait-elle un besoin de se rebeller contre l’autorité par la suite ?
Le jeu Starcraft II est également victime de la censure puisque dans ce cas-là, c’est le sang qui a été jugé obscène et complètement supprimé du jeu…

Alors que pensent les Chinois de tout cela ? Trouvent-ils normal que le gouvernement contrôle même les jeux vidéo ? Eh bien oui ! En tout cas pour une majorité d’entre eux. J’ai eu ce semestre un cours de débat en Anglais. Ma classe était composée d’une dizaine de Chinois, d’un Coréen et de 6 Français. Chaque semaine, deux d’entre nous passait « Discussion Leaders » et choisissaient un sujet sur lequel nous débattions. Quand est venu mon tour, j’ai bien évidemment choisi de parler avec eux des jeux vidéo. Sur la question de la censure de Wow, ils m’ont répondu qu’il était normal pour eux que le gouvernement les protège d’images trop violentes et d’effusions de sang. Pour eux, cette censure n’est pas abusive… Même si la Chine s’ouvre de plus en plus sur le monde et que les Chinois prennent de plus en plus conscience des actions de leur gouvernement, il y a encore du chemin à faire !



En Chine, il y a assez peu de gamers, et ils sont marginalisés, car les jeux vidéo sont encore pour beaucoup considérés comme néfastes. Par contre, les Chinois sont très friands de nouvelles technologies, de gadgets, tee-shirts et de toute la panoplie du casual gamer. Dans le métro, vous ne verrez pas un Chinois sans le dernier smartphone sorti et/ou une tablette. Ils n’ont pas les moyens d’acheter une voiture mais dépensent tout pour ces petits gadgets, car il n’y a rien de plus important que l’image en Chine !
Les jeux pour mobiles font fureur. Un de mes amis est sorti quelques temps avec une Chinoise, et celle-ci passait vraiment tout son temps sur ces jeux, par exemple gérer une boutique ou un hôtel. Les garçons, eux, préfèrent des jeux comme Temple Run ou Angry Birds. Si ton enfant n’a pas de short Angry Birds, tu es vraiment un mauvais parent ! C’est le dernier cri ici.
Si l’on peut effectivement jouer à des jeux sur son smartphone, il permet aussi de communiquer, et la dernière mode en la matière ici, c’est Wechat, une application qui, avec une connexion internet, permet d’envoyer des messages à vos amis. Je n’en avais jamais entendu parler en quittant la France en Janvier dernier, et je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui dans notre pays, mais en tout cas, ici, l’application fait fureur !     


            Représentant un nombre considérable de clients pour les nouvelles technologies, la Chine reste avant tout le foyer du casual gaming, la plaie des hardcore gamers. Mefions-nous ;) 



dimanche 7 juillet 2013

Le geek pour les nuls.





Vous pensez les connaître, n’est-ce pas ? Anciennement ces boutonneux à lunettes, pâles, enfermés toute la journée devant leurs écrans ou plongés dans leurs livres, plus récemment ces criminels en puissance, abrutis devant des jeux violents, prisonniers d’un monde étranger au vôtre. Vous pensez les connaître, eux et le ramassis de bêtises qu’ils appellent « culture ».
            Si je vous dis « Otaku », «IRL », « cosplay », « FPS »?

            Le geek a depuis toujours souffert d’une image négative, relayée par une société tout entière qui refuse qu’on lui échappe.
            Je vous propose un tour d’horizon de l’univers dans lequel les geeks s’enferment et se réfugient, à travers cet article, mais aussi ce blog tout entier, que je compte dédier aux éléments geeks de ma vie, cinéma, jeux, sites internet, qui conduiront également à des réflexions, que ce soit sur des sujets d’actualité  ou sur des choses plus larges.


            « Geek ». Oui, je vous fais le coup du dictionnaire, puisqu’il faut bien commencer par là, sinon, je sens que certains vont venir râler à coup de « encore une qui écorche le mot, qui généralise tout, qui ne nous comprend pas !». (Quelque part, le geek est une personne qui refuse un peu de grandir, donc il a ses côtés crise d’ados… ;) ). C’est donc un mot qui nous vient de l’autre côté de l’Atlantique, chez nos amis Américains.
Si j’ouvre donc un dictionnaire bilingue (c’est un gros gros livre avec pleiiiiin de pages. Oui oui, c’est comme ça qu’on se renseignait avant Internet !), il signifie « fana d’informatique » ou « as de l’informatique », et a également pris ultérieurement le sens de « boulet, tocard, intello coincé ». On a donc notre bigleux devant son PC toute la journée. Bien.
En français, à partir des années 50,  le sens du mot « geek » s’est élargi, prenant le sens de quelqu’un de très pointu, non pas seulement en informatique, mais dans un domaine particulier, souvent lié soit aux nouvelles technologies, soit à des domaines imaginaires, qu’ils soient fantastiques ou futuristes. A l’aube du XXIème siècle, avec le développement considérable d’Internet et des jeux vidéo, le monde un peu obscur du geek a été mis à la portée du commun des mortels et a commencé à se populariser. De plus en plus de personnes se revendiquent « geek », d’où un besoin de définir ce terme avec précision. Plusieurs mots en sont proches, ou en sont des sous-catégories, comme « nolife » ou « nerd ». Ce dernier n’est en fait qu’un geek qui est passionné uniquement par la science et les technologies. Le nolife en revanche, est une personne qui à l’instar du geek, se contente d’une connaissance superficielle des techniques et de l’univers de son addiction (souvent les jeux vidéo) pour se consacrer totalement au jeu en lui-même.
Avec la popularisation de la culture geek, on assiste aujourd’hui à l’apparition d’un groupe d’un nouveau genre, qui se revendique geek mais que la communauté geek déjà existante rejette de toutes ses forces : le casual ! Qu’est-ce que ceci ? Le casual, c’est celui qui twitte, qui ne quitte pas Facebook et qui joue à Angry Birds et à Wii Sports. Pourquoi est-il rejeté ? Les geeks se sont habitués à être en marge de la société et, unis contre leur désormais ennemi commun, se sont forgés une réelle communauté, avec des valeurs et un univers propre. Ces casual mettent en quelque sorte  en danger cette communauté et son équilibre. C’est devenu une fierté pour un geek d’en faire partie, et les casuals s’en auto-proclament membres. Pas étonnant donc que ces derniers soient mal accueillis. 





Après ces quelques précisions, je vous invite à entrer dans l’univers geek, ou plutôt les univers. 





En effet, dire d’un geek que c’est un accro des jeux vidéo est très réducteur. Il faut ajouter à cela les mangas et autres créations nippones, le cinéma, les BD, les comics (mais si, mais si, Marvel ! Ça ne vous dit rien ? Et si je vous dis Spiderman, Hulk, X-Men? Vous voyez ! Faites un effort !), la science-fiction, le fantastique, les jeux de rôle, et bien d’autres choses encore.
C’est un monde bien vaste, mais parmi toutes ces références, il existe des œuvres phares, les Bibles du geek.
Dans ces incontournables, le plus cité est l’œuvre de J.R.R Tolkien, « Le Seigneur des Anneaux ». Les Hobbits, l’Anneau Unique, Gollum, Sauron, Gandalf, c’est bon, vous situez ? La génération de nos parents a dévoré l’œuvre littéraire, nous avons grandi avec l’adaptation cinématographique de Peter Jackson. A cela s’ajoute la saga Star Wars (dont la prélogie a reçu un accueil peu enthousiasme de la part de la génération de geeks qui ont connu la trilogie originale au cinéma). Ce sont vraiment les très très grands classiques de la culture geek, point de départ d’un univers très abondant. 




Dans ce blog, je compte parler de ces œuvres, qu’elles soient littéraires, cinématographiques, vidéo-ludiques ou autres que j’apprécie, que je déteste, qui font l’actualité. Je compte également parler avec vous des ressources qu’offrent Internet, de l’usage qu’en fait la société en général, et de beaucoup d’autres choses encore !